Crédit immobilier au Portugal pour non-résidents et étrangers

Vous vivez en France, en Belgique, en Suisse ou ailleurs, et vous voulez acheter au Portugal ? Les banques portugaises financent les non-résidents. Leurs conditions dépendent surtout de vos revenus, de leur origine et de votre apport.

Nous montons votre dossier, le présentons à plusieurs banques portugaises et vous accompagnons jusqu’à la signature. Sans honoraires pour vous. Pour les bases, voir le fonctionnement du crédit au Portugal.

En bref

  • Oui, un non-résident peut emprunter au Portugal, en euros, auprès des principales banques portugaises.
  • Apport : pour un non-résident, les banques financent généralement entre 60 % et 80 % du prix ou de la valeur d’expertise (la plus basse des deux), selon le profil.
  • Taux d’effort : depuis le 1er août 2026, la Banco de Portugal limite les mensualités de crédit à 45 % des revenus nets, calculées avec un taux majoré.
  • Durée : jusqu’à 40 ans si vous avez 35 ans ou moins, 35 ans au-delà. Les banques fixent aussi un âge maximal en fin de prêt, souvent autour de 75 ans.
  • Revenus étrangers : salaires, revenus d’indépendant, dividendes, retraites et loyers peuvent être retenus, sur justificatifs.
  • À distance : le dossier se monte depuis l’étranger ; la signature peut se faire par procuration.

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Peut-on emprunter au Portugal sans y résider ?

Oui. Au Portugal, la résidence n’est pas une condition pour obtenir un crédit immobilier. Ce qui compte pour la banque : des revenus stables et justifiables, un endettement maîtrisé et un apport suffisant. Un non-résident finance aussi bien une résidence secondaire, un investissement locatif qu’une future résidence principale.

La différence se joue sur les conditions. La banque ne peut pas vérifier vos revenus et votre historique aussi facilement que pour un résident. Elle compense généralement par un apport plus élevé et une analyse plus poussée des justificatifs.

Un point à retenir : « non-résident » désigne votre résidence fiscale, pas votre nationalité. Un Portugais installé à Paris est non-résident. Un Français résident fiscal au Portugal est traité comme un résident.

Résident ou non-résident : ce qui change

CritèreRésident fiscal au PortugalNon-résident
Financement maximal (LTV)Jusqu’à 90 % pour la résidence principale, 80 % pour les autres usages (plafonds Banco de Portugal)Généralement 60 % à 80 %, selon la banque et le profil
Apport à prévoir10 % minimum + frais d’achatGénéralement 20 % à 40 % + frais d’achat
Taux d’effort maximal45 % des revenus nets, avec stress testMême règle, sur revenus étrangers retenus par la banque
Durée maximale40 ans jusqu’à 35 ans, 35 ans au-delàMêmes plafonds ; certaines banques appliquent des durées plus courtes
Revenus pris en compteRevenus déclarés au PortugalRevenus déclarés dans votre pays, parfois retenus avec une décote s’ils sont en devises
JustificatifsDocuments portugaisDocuments étrangers, parfois traduits ; rapport de crédit du pays de résidence selon les banques
Monnaie du prêtEuroEuro

Plafonds réglementaires : recommandation macroprudentielle de la Banco de Portugal applicable depuis le 1er août 2026. Chaque banque peut appliquer des critères plus stricts. Source : Banco de Portugal

Quel apport pour un non-résident au Portugal ?

Prévoyez généralement 20 % à 40 % du prix du bien, plus les frais d’achat. Le pourcentage exact dépend de la banque, de votre pays de résidence, de la nature de vos revenus et de l’usage du bien.

Deux règles à connaître avant de faire une offre :

  • La banque finance un pourcentage de la plus basse des deux valeurs : le prix d’achat ou la valeur d’expertise. Si l’expert estime le bien en dessous du prix, la différence s’ajoute à votre apport.
  • Les frais d’achat ne sont pas financés. IMT, Imposto do Selo, notaire, registre et frais de dossier se paient avec vos fonds propres.

Exemple — simulation pédagogique, pas une offre bancaire

Vous achetez un appartement à Lisbonne 500 000 €. La banque finance 70 % pour votre profil. L’expertise estime le bien à 480 000 €.

  • Montant finançable : 70 % × 480 000 € = 336 000 €
  • Apport sur le prix : 500 000 € − 336 000 € = 164 000 €
  • À ajouter : les frais d’achat, à estimer avec notre simulateur IMT

Sans l’écart d’expertise, l’apport aurait été de 150 000 €. C’est pourquoi nous vérifions la cohérence du prix avant la signature du CPCV.

Votre pays de résidence change-t-il les conditions ?

Oui, dans une certaine mesure. Les banques portugaises n’ont pas une grille par pays, mais elles évaluent la facilité à vérifier vos revenus et à recouvrer la dette en cas de problème. Un résident de l’Union européenne, du Royaume-Uni ou de Suisse est en général plus simple à financer qu’un résident d’un pays hors OCDE.

Union européenne, Suisse, Royaume-Uni

Profils les plus courants pour les banques portugaises. Justificatifs lisibles, parfois sans traduction pour le français, l’anglais ou l’espagnol selon la banque.

États-Unis, Canada, Australie

Finançables. Les revenus en dollars sont généralement analysés avec prudence, et certaines banques demandent des justificatifs supplémentaires.

Autres pays

Possible, mais le nombre de banques intéressées est plus restreint. Les exigences d’apport et de documentation sont souvent plus élevées.

La nationalité ne joue pas en elle-même : c’est la résidence fiscale et l’origine des revenus qui comptent. Ces tendances varient selon les banques et évoluent.

Revenus étrangers et revenus en devises : comment les banques les analysent

Une banque portugaise retient vos revenus étrangers s’ils sont réguliers, déclarés et prouvés par des documents officiels : déclaration d’impôts, bulletins de salaire, relevés bancaires. Elle regarde le montant, mais aussi sa stabilité dans le temps.

Ce que la banque évalue en pratique :

  • Le revenu net annuel déclaré, généralement sur les deux derniers exercices.
  • La stabilité : ancienneté, type de contrat, régularité des versements.
  • Les charges : crédits en cours dans tous les pays, pensions, loyers.
  • La cohérence entre revenus déclarés et mouvements bancaires.

Revenus en dollars, livres ou francs suisses

Le prêt est accordé en euros. Si vos revenus sont dans une autre devise, la banque supporte un risque de change indirect : une baisse de votre devise augmente votre taux d’effort réel.

Selon les banques, ce risque se traduit par une décote sur les revenus retenus, un apport plus élevé ou une durée plus courte. Toutes les banques ne traitent pas les devises de la même façon : c’est l’un des cas où comparer plusieurs établissements change le plus le résultat.

Conditions selon votre situation professionnelle

Salarié

Le profil le plus simple à financer, surtout en CDI hors période d’essai.

Ce que la banque regarde : contrat, bulletins de salaire récents, avis d’imposition.

Indépendant, profession libérale

Finançable, avec un historique suffisant.

Ce que la banque regarde : généralement 2 ou 3 ans de déclarations fiscales, la régularité du chiffre d’affaires et le revenu net après charges.

Chef d'entreprise, dirigeant

La banque analyse à la fois votre rémunération et la santé de votre société.

Ce que la banque regarde : bilans, liasses fiscales, rémunération versée, dividendes distribués.

Revenus en dividendes

Retenus par de nombreuses banques s’ils sont récurrents et déclarés.

Ce que la banque regarde : historique de distribution sur plusieurs années, résultats de la société qui les verse.

Retraité

La pension est un revenu stable, apprécié des banques. La contrainte est l’âge : la durée du prêt est limitée par l’âge maximal en fin de contrat.

Ce que la banque regarde : attestations de pension, âge, assurabilité.

Investisseur, revenus locatifs

Les loyers perçus sont souvent retenus en partie seulement.

Ce que la banque regarde : baux, déclarations fiscales des revenus fonciers, crédits liés aux biens loués.

Vous avez un profil atypique ?

Une banque portugaise lit très bien une fiche de paie française. Elle lit beaucoup moins bien une holding luxembourgeoise, une LLC américaine ou des revenus répartis sur trois pays. Ces dossiers sont finançables, à condition d’être présentés dans les termes que la banque attend. C’est notre spécialité.

Holding patrimoniale ou de participation

Nous reconstituons vos revenus réels à partir des flux entre vos sociétés et votre foyer.

LLC, société hors Union européenne

Nous traduisons la structure juridique et fiscale en critères lisibles pour une banque portugaise.

Dividendes comme revenu principal

Nous démontrons leur récurrence et la solidité des sociétés qui les versent.

Revenus provenant de plusieurs pays

Nous consolidons vos revenus et vos charges pays par pays pour présenter une situation claire.

Plusieurs sociétés

Nous identifions les banques qui acceptent d’analyser un groupe plutôt qu’une seule entité.

Portefeuille financier important

Selon les banques, un patrimoine financier peut renforcer le dossier, voire soutenir le financement.

Revenus en plusieurs devises

Nous ciblons les banques qui appliquent le traitement le plus adapté à vos devises.

Chaque banque a sa propre lecture de ces situations. Un dossier refusé par une banque peut être accepté par une autre, s’il est présenté correctement.

Premier échange gratuit, en français, anglais, portugais ou espagnol.

Quels documents fournir quand on ne réside pas au Portugal ?

Le dossier d’un non-résident comprend les mêmes pièces qu’un dossier classique, émises dans votre pays de résidence. La liste exacte varie selon la banque et votre statut. Voici la base :

Identité et situation

  • Passeport ou carte d’identité en cours de validité
  • NIF portugais (numéro fiscal, indispensable pour acheter et emprunter)
  • Justificatif de domicile récent
  • Situation familiale (livret de famille, contrat de mariage ou PACS selon le cas)

Revenus, charges et patrimoine

  • Deux derniers avis d’imposition ou déclarations fiscales
  • Salarié : trois derniers bulletins de salaire et contrat ou attestation d’employeur
  • Indépendant ou dirigeant : bilans et liasses fiscales des deux ou trois derniers exercices
  • Relevés bancaires des derniers mois (généralement 3 à 6)
  • Tableaux d’amortissement des crédits en cours, dans tous les pays
  • Justificatif de l’apport
  • Selon les banques et les pays : rapport de crédit du pays de résidence

Bien immobilier

  • CPCV (compromis de vente) ou proposition d’achat acceptée
  • Caderneta predial et certidão permanente du bien
  • Certificat énergétique

Certaines banques acceptent les documents en français ou en anglais ; d’autres demandent une traduction. Nous vous le disons avant que vous engagiez des frais.

Obtenir un pré-accord avant de trouver le bien

Un pré-accord bancaire est une validation de votre dossier par la banque, avant l’expertise du bien. Il indique le montant, la durée et les conditions que la banque est prête à envisager pour vous.

Pour un non-résident, c’est un avantage décisif :

  • vous cherchez avec un budget réel, pas une estimation ;
  • vous négociez avec un argument crédible face au vendeur ;
  • vous signez le CPCV avec un risque de financement réduit.

Bon à savoir

Le pré-accord n’est pas une offre de prêt. Il reste soumis à l’expertise du bien, à la vérification finale du dossier et à la durée de validité fixée par chaque banque.

Expertise et signature : tout peut se faire à distance

L'expertise du bien (avaliação)

La banque mandate un expert agréé qui visite le bien et fixe sa valeur. Vous n’avez pas besoin d’être présent : l’agent immobilier ou le vendeur ouvre les portes. Les frais d’expertise sont à votre charge et varient selon la banque.

C’est cette valeur, et non le prix, qui sert de base au financement si elle est inférieure.

L’acte de vente (escritura)

Le contrat de prêt et l’acte d’achat se signent le même jour, devant notaire ou un professionnel habilité. Si vous ne pouvez pas venir au Portugal, vous pouvez signer une procuration (procuração) au profit d’un représentant. Elle se réalise généralement devant un notaire ou un consulat portugais, avec apostille selon le pays.

La plupart des banques demandent aussi l’ouverture d’un compte chez elles pour le prélèvement des mensualités.

Fiscalité : ce qui relève du financement, et ce qui n'en relève pas

Financement et fiscalité sont deux sujets distincts. Le crédit détermine combien vous empruntez et à quelles conditions. La fiscalité détermine ce que vous payez à l’achat, puis chaque année, au Portugal et dans votre pays de résidence.

Lié au financement (nous vous accompagnons)Lié à la fiscalité (à valider avec un conseiller fiscal)
Montant, durée, taux et assurances du prêtIMT (impôt de mutation) et Imposto do Selo sur l’achat
Imposto do Selo sur le montant empruntéIMI (taxe foncière annuelle) et AIMI selon la valeur du patrimoine
Frais de dossier et d’expertise bancaireImposition des loyers au Portugal et dans votre pays
Conditions de remboursement anticipéPlus-value à la revente, conventions fiscales entre pays

Pour estimer l’IMT et l’Imposto do Selo de votre achat, utilisez notre simulateur IMT. Nous ne donnons pas de conseil fiscal, mais nous pouvons vous orienter vers des spécialistes.

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Spécialistes des non-résidents

95 % de nos clients vivent ou gagnent leurs revenus hors du Portugal. Nous savons ce que chaque banque accepte, et comment lui présenter votre dossier.

Plusieurs banques, une seule demande

Nous consultons les principales banques portugaises en parallèle et comparons leurs propositions : taux, assurances, frais et coût total.

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Un expert dédié suit votre dossier dans votre langue, de la première analyse à l’acte de vente.

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Nous sommes rémunérés par les banques partenaires. Notre accompagnement ne vous coûte rien.

Intermédiaire de crédit enregistré auprès de la Banco de Portugal sous le n° 0006447

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Questions fréquentes des non-résidents

Pas nécessairement. Le taux dépend surtout du profil, de l’apport et des produits souscrits avec le prêt. Certaines banques proposent aux non-résidents les mêmes conditions qu’aux résidents, d’autres non. C’est là que la comparaison entre banques présente le plus d’intérêt.

Généralement oui, dans la banque qui vous prête, pour le prélèvement des mensualités. L’ouverture peut souvent se faire à distance, une fois le NIF obtenu.

Le NIF se demande auprès de l’administration fiscale portugaise, directement ou par l’intermédiaire d’un représentant. Les résidents hors Union européenne et Espace économique européen doivent généralement désigner un représentant fiscal.

C’est possible mais rare. Les banques françaises financent peu les biens situés à l’étranger et demandent souvent une garantie en France : hypothèque sur un autre bien ou nantissement d’un placement. Une banque portugaise prend le bien acheté en garantie.

Comptez généralement 45 jours en moyenne entre un dossier complet et la signature, selon la banque, l’expertise et les délais du vendeur. Le temps de réunir des documents étrangers est souvent l’étape la plus longue.

Oui, selon les banques. Le financement est alors débloqué par tranches, sur justificatifs de l’avancement des travaux.

Oui. Au Portugal, la loi plafonne la commission de remboursement anticipé : généralement 0,5 % du capital remboursé pour un taux variable et 2 % pour un taux fixe.

Votre projet au Portugal mérite un dossier bien présenté.

Décrivez-nous votre situation : nous vous disons quelles banques peuvent vous financer, et à quelles conditions.